Susciter la participation

On dit volontiers que les gens ne veulent plus participer… mais de quelle participation parle-t-on ? Quels en sont  les enjeux? et avec quelles méthodes leur proposons-nous de prendre part au débat public ? D’assemblées générales “grand-messes” aux débats monopolisés par des experts, on peut s’interroger sur les raisons de cette prétendue démobilisation. Nous proposons, à partir de cas concrets amenés par les participant-es, de nous interroger sur ces questions, d’expérimenter d’autres formes d’interventions, de redéfinir nos postures vis à vis des publics concernés. Ce stage nous permettra également de réinterroger la méthodologie de projet, qui définit les résultats d’une action avant même de l’avoir commencée.

Comment faire équipe?

Quelles sont les dynamiques internes des groupes, collectifs, équipes de travail ? Quels moyens avons-nous pour appréhender le rapport au pouvoir, à la hiérarchie, les relations inter personnelles, les rôles, les rapports de genre, la coopération, la répartition des tâches ? Quels sont les conditions et les freins au développement de pratiques coopératives ? “Faire équipe” n’est pas seulement une question technique ou de caractères individuels, c’est aussi une question politique, et de nombreuses expériences issues de l’éducation populaire peuvent nous aider à nous repérer et à imaginer d’autres modèles. Nous travaillerons les questions de pouvoir et d’efficacité à partir de situations réelles, et définirons des stratégies de transformation pour tendre vers des modèles d’organisation plus égalitaires ou coopératifs en fonction des contextes professionnels des participants.

Intelligence collective et outils de travail collaboratif

Comment favoriser une intelligence collective et redonner du sens à nos métiers? Comment faciliter le travail collaboratif quand nos cultures professionnelles et nos organisations en sont éloignées? Nous proposons, à partir de cas concrets amenés par les participant-es, de nous interroger sur ces questions, d’expérimenter des modalités d’animation de réunion plus dynamiques et productives que les réunions 100% descendantes, de redéfinir nos postures d’animation de réunion. Nous verrons les vertus du travail collaboratif dans les relations de travail mais aussi avec nos publics et partenaires.

Provoquer du pouvoir d’agir

Qu’est-ce qui provoque du pouvoir d’agir ? Que peut-on faire localement qui ait un impact sur nos vies et sur la société dans son ensemble ? Quels sont les liens entre conscientisation et action collective ? Ce stage s’adresse à tou-te-s les professionnel-les confronté-es à des publics qui s’interrogent sur la notion d’« effet déclencheur », sur l’engagement dans un projet citoyen, dans un projet collectif, dans une action publique. L’objectif de ce stage est de s’approprier théoriquement différentes approches du « pouvoir d’agir », mais aussi de découvrir un ensemble d’outils et de méthodes permettant de construire des stratégies d’actions collectives.

Penser et agir collectivement avec l’entraînement mental

Qu’il s’agisse d’animer un groupe, de participer ou militer dans une association ou une organisation, ou plus largement dans de nombreux actes de notre quotidien : nous sommes constamment confrontés à la question du sens de nos actions. L’objectif de cette formation est de découvrir un ensemble de méthodes qui nous permettront de structurer notre pensée face à la complexité des situations que nous vivons. Notre intention est de gagner du pouvoir de compréhension et de développer notre vigilance critique en s’essayant à l’entraînement mental et à des outils d’autodéfense intellectuelle. Cette méthodologie nous invite à prendre en compte les défis de la responsabilité, de la rationalité et de la complexité dans notre pensée et dans notre action. L’entraînement mental a été développé par la fédération d’éducation populaire Peuple et Culture dès 1945 et est depuis actualisé en permanence par des structures qui font vivre cette approche et notamment le réseau des CREFAD.

Penser les rapports sociaux, lutter contre les discriminations

Alors que les rapports sociaux de classe, de genre et de race traversent notre société, nous sommes peu formé-es à les décrypter, les analyser, les combattre. Ils sont pourtant à la source de multiples inégalités et discriminations. C’est en partant de nos propres expériences et récits que nous aborderons d’abord ces questions. Des apports théoriques de sociologie critique nous permettront ensuite de nous initier aux concepts de rapports sociaux (sexe, classe, race). Ces apports combinés aux méthodes de l’éducation populaire nous permettront de repérer et de comprendre les inégalités sociales. Enfin, nous verrons de quelle manière nous pouvons agir vers plus d’égalité de traitement, que ce soit dans des situations quotidiennes, dans le fonctionnement de structures, dans sa posture d’intervention, en animation de groupes, dans la réalisation d’un diagnostic etc.

Education populaire et transformation sociale (cycle long de 84 heures)

Nous proposons un cycle long, pensé comme un parcours de formation permettant de participer à quatre stages différents. Les contenus de ces stages sont construits comme autant de facettes de la démarche plus large d’éducation populaire et de transformation sociale : « Provoquer du pouvoir d’agir », « Penser et agir collectivement avec l’entraînement mental », « Susciter la participation » et « Penser les rapports sociaux, lutter contre les discriminations ». Il s’agit, grâce à un temps plus long de formation, de prendre du recul sur les réalités professionnelles ou bénévoles. Notre intention est de réinterroger le sens de nos actions, partager nos idéaux, déconstruire et élaborer nos positionnements, en se référant à l’éducation populaire comme pratique de transformation sociale. Les différents apports théoriques, échanges et expérimentations concrètes de méthodes et outils d’éducation populaire seront complétés par un travail de « chantiers » pour se donner de nouvelles perspectives sur des situations concrètes amenées par les participant-e-s.

Devenir conférencier-e gesticulant-e (cycle long de 84 heures)

La conférence gesticulée est un objet hybride entre le spectacle et la conférence. Elle cherche à produire du savoir critique, à donner des clés d’analyse pour dévoiler, comprendre et agir sur notre environnement. La conférence gesticulée s’inscrit dans une démarche d’éducation populaire politique et vise le dévoilement des différents rapports de domination en jeu dans notre environnement social.  Loin d’une performance liée au charisme du ou de la “conférencier-e gesticulant-e”, l’objectif est d’élaborer, à partir de notre vécu, nos expériences, nos colères… une parole politique à la portée de tous-tes. Il s’agira de proposer un positionnement, une parole liant de l’intime, du témoignage, de la dérision, à des savoirs théoriques ou académiques. C’est ainsi un mélange de “savoirs chauds” et de “savoirs froids”. Ce cycle long a été pensé comme un cadre permettant à chaque personne, et au groupe, d’imaginer puis de créer des conférences gesticulées, sous une forme individuelle ou collective. Les participant-e-s devront prévoir de travailler leur propos entre les différents regroupements.  Nous encourageons également la formalisation d’un atelier en lien avec la conférence gesticulée afin de proposer un cadre pour approfondir la thématique et débattre avec le futur public.

%d blogueurs aiment cette page :